Les années se suivent et se réchauffent

Pour la 3ème année consécutive, la planète a connu l’année la plus chaude jamais enregistrée depuis la mise en place des relevés de température, il y a presque un siècle et demi.
La température moyenne sur terre aura donc été en 2016 de 1,2 °C à 1,3 °C au-dessus de la moyenne préindustrielle, c’est-à-dire très légèrement sous l’objectif le plus ambitieux de la COP21 de +1,5°C. C’est environ 0,2 °C de plus que le record de 2015 qui lui-même était de 0,16 °C au-dessus du record de 2014.
Parmi les raisons de cet emballement, un épisode El Niño, ce réchauffement des eaux de surface du pacifique équatorial, particulièrement virulent cette année. L’Organisation météorologique mondiale (OMM) doit présenter son bilan complet définitif sur 2016 fin janvier.

Les régions de la planète ne sont pas touchées de façon homogène par ces coups de chaleur. Selon l’OMM, les régions ayant connu les températures extrêmes sont l’Alaska, l’Ouest canadien, le nord et l’est des États-Unis, plusieurs régions éparses d’Afrique, ainsi que la plus grande part de l’Amérique centrale. La France n’est pas en reste et selon météo France la température sur la France a été généralement supérieure à la normale (+0,5°C) en 2016 excepté au printemps et en octobre. Toutefois, cette année ne présente pas de caractère exceptionnel, se classant au 10e rang, loin derrière 2014 (+1.2 °C), 2011 (+1.1 °C) et 2015 (+1.0 °C).

Conséquence numéro 1 de ces extrêmes, la fonte des glaces et notamment aux pôles.
La banquise arctique a connu cet été des températures jamais relevées jusqu’alors : jusqu’à 20 °C supérieures aux normales de saison ! Quant à l’Antarctique, une partie de la barrière de larsen grande comme le département du Jura ou les Bouches-du-Rhône (5000 km²) se détache. Cependant, ce phénomène ne semble selon les scientifiques pas directement lié au réchauffement actuel mais présage du futur. 

Selon le Met Office, la température mondiale devrait rester encore très élevée en 2017.