Il fait chaud, c’est normal ?

Qui dit réchauffement climatique, pense souvent chaleur et canicules. Et ce n’est pas si étonnant, c’est même plutôt vrai. Le blocage du fameux « jet stream« , puissant vent de haute altitude, est à l’origine d’un grand nombre de canicules exceptionnelles de ces cinquante dernières années. Et ce phénomène est bien lié au réchauffement climatique.

Selon une récente étude, ces vagues de chaleur extrêmes qui vont en s’aggravant menacent la quasi-totalité de la population mondiale. Des scientifiques ont évalué les risques de canicule mortelle en fonction des différents scénarios climatiques. Un tiers de la population mondiale est déjà exposée. Mais en 2100, dans le scenario le plus pessimiste du GIEC (soit 3,7°C de réchauffement), trois quarts des habitants de la planète pourraient subir une chaleur dangereuse pour leur santé. « Quand il fait très chaud et très humide, la chaleur du corps ne peut pas être évacuée », explique un scientifique auteur de l’étude, car le mécanisme de la transpiration est ralenti. Les régions tropicales seront donc les premières visées en raison de leur fort taux d’humidité toute l’année et bien que la hausse des températures y soit modérée.

Autre facteur aggravant, le vieillissement de la population et sa concentration de plus en plus forte dans les villes, sujettes aux îlots de chaleur.

En 2100, des vagues de chaleur de plus de 300 jours par an pourraient toucher l’Afrique de l’Ouest, et des villes comme Miami ou Hong Kong connaîtraient jusqu’à 200 jours de chaleur potentiellement mortelle chaque année. L’Europe risque d’être également durement touchée, et notamment le pourtour méditerranéen. 
Une chaleur qui alerte également avec ce chiffre : 135 millions de personnes dans le monde qui risquent d’être déplacées à cause de la désertification d’ici 2030. On peut espérer que d’ici là des mesures d’adaptation et d’atténuation auront été mises en œuvre, ce qui réduirait ce chiffre alarmiste et alarmant.

Les vagues de chaleur et sécheresses font partie des effets les plus visibles et ayant des conséquences les plus désastreuses. En étant responsable de la mort prématurée de 15 000 personnes, la canicule de 2003 en France a frappé les esprits. Elle pourrait survenir une année sur deux dès 2050.