La montée des eaux désormais inévitable

2005, ouragan Katrina : la Nouvelle-Orléans est submergée à 80% par les eaux causant 1800 morts. 2008, cyclone Nargis : 150 000 morts dans le delta de l’Irrawaddy en Birmanie également à cause de la montée des eaux.

Si les inondations liées à des phénomènes extrêmes sont de plus en plus puissantes et récurrentes, il ne faut pas oublier que la montée des eaux est un phénomène qui touche l’ensemble des littoraux du monde. On estime que depuis quelques décennies . Deux causes à cette augmentation : la fonte des glaces et la dilation thermique de l’eau sous l’effet de la hausse des températures. Alors que le GIEC craignait une augmentation du niveau des mers de 98cm , la NASA vient de publier un rapport estimant qu’une hausse de 1 mètre du niveau des mers est désormais inévitable pour 2100.

La moitié de la population mondiale vit aujourd’hui à moins de 200 km des côtes et 1 personne sur 10 est à moins de 10 mètres au-dessus du niveau de la mer. En France, 24% du littoral est menacé par l’érosion. Des conséquences associées à cette augmentation du niveau marin sont préoccupantes : la salinisation des terres cultivables, la contamination de l’eau potable, l’affaissement des sols, la perte d’habitat pour la biodiversité. Une étude de Nature Climate Change estime que les inondations pourraient à elles seules couter 1000 milliards de dollars de dégâts chaque année.

En plus des efforts pour limiter la hausse du niveau des mers, il est impératif de s’y adapter. Le Bangladesh, qui risque de perdre 40% de ses terres, les Pays-Bas qui sont forcés d’ériger de nouvelles digues, les habitants des îles du Pacifique qui sont obligés de fuir leurs terres, l’érosion des côtes dans les Landes… Si tous les pays sont touchés, ils ne sont pas tous égaux face à ce phénomène. Les pays devant faire face aux conséquences les plus graves sont très souvent ceux dont les populations sont les plus fragiles. Face à cette situation, la communauté internationale devra prendre ses responsabilités lors de la COP21 à Paris en décembre