Le marché carbone volontaire dans une dynamique encourageante

L’ONG Forest Trends vient de publier son rapport 2016 sur l’état du marché carbone volontaire. Leur plateforme Ecosysteme Marketplace a pour but de fournir des informations en toute transparence sur la finance et les marchés environnementaux, ainsi que sur les paiements pour service écosystémiques (préservation de la qualité de l’eau, la séquestration de carbone ou la biodiversité). Ce nouveau rapport, intitulé Raising Ambition, fait l’état d’une dynamique encourageante pour le marché volontaire.

En 2015, malgré une chute du prix du crédit carbone de près de 14 %, la demande sur le marché volontaire a augmenté de 10 % et a permis de compenser l’équivalent de 84,1 millions de tonnes de CO2. Même si le prix des crédits carbone volontaire reste très variable, le marché représente à lui seul près de 278 millions de dollars. Les États-Unis ont joué un rôle important puisque c’est le pays dont la compensation volontaire a été la plus importante au monde avec 16 millions de tonnes de CO2 compensées.

La quasi-totalité (98 %) des crédits carbones achetés en 2015 sur le marché volontaire sont certifiés après vérification par un tiers. Le Verified Carbon Standard (VSC) demeure le plus utilisé de tous les standards, avec 49 % des parts de marché. Les projets concernent majoritairement les domaines des énergies renouvelables, de l’efficacité énergétique et de la reforestation.

Depuis le lancement du marché volontaire, la moitié des 329,8 millions crédits carbone émis ont été annulés, les crédits restant étant encore disponible à la vente et la revente. Le rythme de la compensation pourrait s’accélérer dans les années à venir grâce à de nouveaux engagements volontaires pour le climat. Des mesures fortes permettraient de créer une demande de compensation du secteur privé plus importante :

– La mise en place d’un mécanisme de marché afin de compenser les émissions des compagnies aériennes

– Les mécanismes de réduction et de compensations des émissions intégrés au sein même des chaînes d’approvisionnements (type insetting)

– Le développement de mesures en prévision de « l’après carbone »