Réchauffement et corail : Aïe, Aïe, Aïe…

Les photos paradisiaques de la grande barrière de corail pourraient bientôt appartenir au passé. Le changement climatique n’a pas seulement pour conséquence d’augmenter la température des océans en surface, les répercutions se font également ressentir jusqu’au fond.
L’écosystème marin est plus sensible aux variations de température que sur la terre ferme. Le cocktail détonant entre température et acidification des eaux a entrainé en quelques années une fulgurante augmentation du phénomène de blanchiment du corail. Les chiffres sont alarmants : 91% de la grande barrière de corail en Australie et 60% du récif des Maldives sont touchés par le blanchiment prématuré du corail.

L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) qui a récemment rendu son rapport a indiquée: « Les résultats préliminaires de l’ampleur du blanchiment sont alarmants et montrent que la mortalité des coraux a déjà été observée. (…) Nous nous attendons à une augmentation de cette mortalité si les coraux blanchis ne parviennent pas à récupérer »

Comme nous le montre cette vidéo, des chercheurs de l’Université de technologie du Queensland, en Australie, ont pu pour la première fois identifiée les raisons physiques de ce blanchiment. Sous la pression environnementale, c’est-à-dire causé par le stress de températures anormalement chaudes, les coraux expulsent les algues responsables de leur couleur les rendant ainsi plus exposés aux maladies, les coraux blanchis finissent ensuite par mourir.

Il est primordial de prévenir au maximum ce phénomène dans les autres récifs car le corail constitue la base de la chaîne alimentaire marine. Dans cette optique, l’ONU finance des projets d’adaptation basés sur les écosystèmes et les effets des changements climatiques (EBA = Ecosystem Based Adaptation) visant à limiter ce danger. Ces projets visent principalement à protéger les cultures de coraux ou à soutenir la création de pépinières de coraux.