Les forêts ne sont pas uniquement des puits de carbone

Planter un arbre c’est sauver la planète ? Ce n’est pas si simple.

Les forêts représentent près de 30% de la couverture terrestre. Elles font face à de nombreux enjeux : déforestation liée aux besoins de l’agriculture (huile de palme, canne à sucre, etc.), utilisation non soutenable de la ressource bois pour la production énergétique (charbon de bois) ou encore occupation des sols pour d’autres activités humaines (extraction minière, exploitation des énergies fossiles).

Néanmoins, la cause principale de déforestation est la production céréalière visant à nourrir le bétail afin de subvenir à la demande en viande des pays développés. Brûler les forêts est une cause importante des changements climatiques. De fait, les arbres contiennent du carbone libéré par la combustion.

Mais si les arbres contiennent du carbone, c’est qu’ils en stockent, non ? En effet, la capacité d’absorption des arbres est avérée. Ce type d’actions ont déjà été entreprises, notamment au travers des mécanismes carbone tels que le MDP – Mécanisme de Développement Propre – ou REDD+ – Réduction de la déforestation et de la dégradation des forêts.

Néanmoins, la reforestation n’est pas la solution miracle pour autant. Les forêts ne peuvent pas servir uniquement à capter le carbone émis par les activités humaines et servir la recherche de la neutralité carbone. Les forêts ne sont pas juste des puits de carbone. Elles constituent un formidable outil de résilience de par leur rôle dans le cycle de l’eau, ou encore la réduction des risques de catastrophes.

La reforestation n’est donc pas une fin en soi. Elle doit être réalisée avec un effort important consacré à la cohérence. On ne peut imaginer miser la réduction des émissions de gaz à effet de serre uniquement sur la capacité d’absorption des arbres. Elle doit s’accompagner d’un changement des pratiques de consommation et de production de tous.

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